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Selon le Représentant de l’UNICEF en RDC : La situation des enfants congolais demeure préoccupante

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Selon le Représentant de l’UNICEF en RDC : La situation des enfants congolais demeure préoccupante

Le 20 novembre prochain sera célébré l’anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, adoptée le 20 novembre 1989 par les Nations Unies.

En perspective de cette journée, le Représentant du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), Pascal Villeneuve, a présenté, hier mercredi à Kinshasa, de manière succincte devant les professionnels des médias, la situation de l’enfant en Rd Congo.

Selon lui, la situation des enfants en RDC demeure encore très préoccupante. Pour apporter des réponses durables, il pense que des actions à tous les niveaux de la société congolaise sont urgentes.

« La malnutrition chronique touche plus de 6 millions de jeunes enfants en RDC et compromet le développement physique, cognitif et les capacités d’apprentissage de l’enfant », a-t-il déclaré. La malnutrition chronique, poursuit le Représentant de l’UNICEF, est une urgence silencieuse qu’il convient de traiter comme une priorité nationale.

Pascal Villeneuve est d’avis que l’utilisation des moustiquaires et la vaccination sont des interventions ayant un impact prouvé sur la mortalité des enfants. « Malheureusement, leurs couvertures restent faibles en RDC (56% pour les moustiquaires imprégnées d’insecticides et 46% pour la vaccination) », déplore-t-il.

Dans le secteur éducatif, il pense qu’il y a encore des défis à relever, notamment la mise en application effective de la gratuité de l’éducation au niveau du primaire en RDC et la qualité de l’éducation.

Pour ce qui est de la protection de l’enfant, le Représentant de l’UNICEF s’inquiète du fait que seul 25% des enfants en RDC sont enregistrés à l’état civil et 14 % possèdent physiquement l’acte de naissance.

Et de signifier que « une ligne budgétaire pour l’Etat Civil devrait être allouée tant au niveau nationale et provincial, conformément aux besoins du Plan d’Action National pour l’Etat Civil 2014-2018 ».

Enfin de compte, Pascal Villeneuve martèle que les conflits armés en RDC ont occasionné le déplacement de plus d’un million et demi de personnes, dont la moitié est enfant, vivant dans des familles d’accueil.

Et d’insister « nous devons nous organiser afin que les droits à la survie, au développement, à la protection et la participation de ces enfants particulièrement vulnérables soient respectés ».

D’importantes  avancées par rapport à la survie de l’enfant

Par ailleurs, il reconnaît aussi que le pays a enregistré d’importantes  avancées par rapport à la survie de l’enfant, son éducation et sa protection contre la maltraitance et l’exploitation. « On estime que la mortalité des enfants de moins de 5 ans a baissé de près de 50% depuis 1990.

Les décès d’enfants dus à des maladies particulièrement dangereuses telles que la rougeole et le paludisme ont diminué de près de 70% entre 2000 et 2015.

La poliomyélite, autrefois l’une des principales causes de handicap chez l’enfant comme chez l’adulte, a été éliminée de la RDC. Concernant l’éducation de base, après la stagnation observée lors des années de guerre, le nombre d’enfants inscrits à l’école primaire a plus que doublé entre les années scolaires 2001-2002 et 2012-2013, passant de 5,47 millions à 12,6 millions d’élèves.

Cet essor représente une croissance annuelle moyenne de 7,9%, bien au-delà de la croissance démographique estimée à 3%. En outre, il n’existe quasiment pas de différence entre filles et garçons à l’entrée du cycle primaire même si l’écart entre les sexes se creuse plus tard… », indique Pascal Villeneuve.

Signalons que la célébration de l’anniversaire de la Convention relative aux Droits de l’Enfant coïncide cette année avec la célébration du 70ème anniversaire de la création de l’UNICEF, le 11 décembre prochain.

Et la communauté internationale reconnaît explicitement les enfants comme des êtres à part entière, porteurs de droits sociaux, économiques, civils, culturels et politiques. Ces droits sont fondamentaux, obligatoires et non négociables.

Par Tantia Sakata



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