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Face à la crise politique qui secoue le pays : L’ultime option de la LUCHA pour la RDC

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Face à la crise politique qui secoue le pays : L’ultime option de la LUCHA pour la RDC

Pour ce mouvement citoyen qui estime que tout compromis politique doit se faire dans un cadre constitutionnel.

La solution pour éviter le chaos doit passer par l’organisation combinée de l’enrôlement et de l’élection présidentielle en restant dans  délai prévu par la Constitution.

Le mouvement citoyen  » La Lutte pour le Changement  » (Lucha)a pris une part active au conclave du  » Rassemblement des forces politiques et sociales  acquise au changement qui s’est tenu  mardi dernier à Limete, une des communes de la ville province de Kinshasa.

Dans sa  communication, LUCHA a présenté son  » option ultime  » en vue de la tenue de l’élection présidentielle en RD Congo dans les délais constitutionnels.

Cette piste de solution consiste en la combinaison de l’opération d’enrôlement avec l’élection présidentielle pour rester dans les délais constitutionnels. Le mouvement citoyen a même déjà lancé une campagne  de mobilisation,  afin de mettre à la disposition de la CENI plus de 50.000 bénévoles  comme ressources humaines pour accomplir la tache sans autre prétexte.

La communication de Lucha au conclave du Rassemblement rentre dans le cadre de la campagne de plaidoyer lancée depuis plusieurs jours par ce mouvement citoyen, envers toutes les parties prenantes au processus politique en RDC ; partis et personnalités de la  » Majorité « , de l’  » opposition « , de la société civile, experts indépendants, …) ainsi qu’envers les représentants de la  » communauté internationale « , pour les convaincre de la possibilité de tenir l’élection présidentielle dans les délais. Cela fait suite à leur déclaration du 14 septembre 2016, dans laquelle ces jeunes activistes ont proposé notamment de combiner l’enrôlement des électeurs avec la tenue de la présidentielle, afin de comprimer les délais et économiser les moyens, tout en se gardant de s’éloigner des dispositions impératives de la loi suprême à laquelle le Peuple est énormément attaché.

Plaidoyer auprès des diplomates, la Cenco, des experts…

C’est à ce titre que Lucha a échangé avec la CENCO, avec plusieurs partis politiques de l’opposition, ainsi qu’avec plusieurs missions diplomatiques, ainsi que des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie et des Nations-Unies.

Le mouvement citoyen LUCHA continue à croire que la tenue de l’élection présidentielle en RDC d’ici décembre 2016 est encore possible ? C’est pourquoi elle encourage toutes les parties prenantes à tout mettre en œuvre, afin que ce scrutin ait lieu. Les retards accumulés par un fait volontaire ne devant pas être un prétexte pour violer la Constitution, même si c’est au nom d’un compromis politique ou d’un partage quelconque de pouvoir.

La Lucha met en garde ceux qui prônent le schéma d’une nouvelle transition ou d’élections en décembre 2018, car le Peuple ne va jamais accepter une telle forfaiture.   » … en combinant l’enrôlement et la présidentielle (solution LUCHA), il est encore possible de tenir l’élection dans les délais. Avec votre accord au « dialogue politique », sachez que vous porterez une lourde responsabilité en prônant une nouvelle transition ou des délais en violation de notre Constitution « , écrit notamment ce mouvement citoyen dans une lettre ouverte adressée aux participants du prétendu dialogue qui se tient à la cité de l’UA.

Pour LUCHA, tout compromis politique doit se faire dans le cadre de la Constitution, dont les dispositions relatives au mandat du président de la République sont instransigibles.  » La non-tenue de l’élection présidentielle et de l’alternance au sommet de l’Etat pourrait conduire à des violences de loin plus graves que celles de janvier 2015 et du 19 et 20 septembre derniers, et aggraver ainsi l’instabilité du pays.

Pour LUCHA, la meilleure manière de prévenir cette situation, c’est de respecter la Constitution, et nous continuons à démontrer que cela est encore possible. Nous appelons la classe politique est la « communauté internationale » à être responsables en adoptant notre Option Ultime « , conseille ce mouvement citoyen.

Par Godé Kalonji



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