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RDC: Dossier Moïse Katumbi, la MP brouille les pistes

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RDC: Dossier Moïse Katumbi, la MP brouille les pistes

En mission d’information à Lubumbashi sur le dossier Moïse Katumbi, gouverneur honoraire de l’ancienne province du Katanga, la commission ad hoc dépêchée par la Cénco est rentrée bredouille.

Tout a disparu. Sur place, les délégués de la Cénco n’ont découvert aucune trace du dossier ouvert en juin 2016 contre l’ex-gouverneur, ajouter à cela le motus et bouche cousue de tous les services concernés. Quel beau coup de la Majorité présidentielle qui a réussi à brouiller les pistes !

 

La commission ad hoc dépêchée à Lubumbashi par la Cénco (Conférence épiscopale nationale du Congo) pour faire toute la lumière sur le dossier de Moïse Katumbi Chapwe a eu de la peine à boucler sa mission. Pour cause. Tous les services de l’Etat impliqués dans ce procès, à savoir le tribunal de paix de Kamalondo, l’Institut national de sécurité sociale et l’administration des affaires foncières ont réservé une fin de non-recevoir aux sollicitations des délégués de la Cénco.

Entre les intimidations et les menaces exercées sur ces services par des agents de renseignements agissant pour le compte de la Majorité présidentielle, le personnel de ces services ont préféré se taire, rendant presqu’irréalisable la mission des délégués de la Cénco. La mission de Lubumbashi s’est muée en un cauchemar ; la commission ad hoc de la Cénco n’étant pas parvenue à réunir les éléments nécessaires pour se faire une idée exacte des griefs mis à charge de Moïse Katumbi dans le procès l’opposant au Grec Stoupis.

Au tribunal de paix de Kamalondo où Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison ferme, avec paiement des dommages de l’ordre d’un million USD, personne n’a été en mesure de répondre aux nombreuses interrogations de la Cénco. Et dire que ce jugement, qualifié d’inique par tout le monde, a été assorti d’une clause d’arrestation immédiate. Aussi surprenant que saugrenu cela paraisse, cette clause a été insérée délibérément alors que le ’’condamné’’ se trouvait à l’étranger en soins médicaux, avec l’autorisation officielle du Procureur général de la République.

Le constat des délégués de la Cénco a été plus qu’amer : le personnel du tribunal de Kamalondo de même que celui de la Cour d’appel de Lubumbashi a été permuté ; les agents trouvés sur place par la commission ad hoc ont dit n’avoir aucun élément d’informations sur ce dossier. Où est donc passé le dossier Moïse Katumbi ? S’est-il volatilisé dans la nature ou est-ce qu’il a été soustrait par une main invisible des archives de la justice dans l’ex-province du Katanga ? Ces questions sont restées sans réponse, compliquant davantage le travail de la commission dépêchée par la Cénco. Est-ce déjà une impasse ? On n’est plus loin de ce cas de figure.

La clé de l’énigme : la juge Ramazani

Il reste cependant une possibilité que la Cénco pourrait exploiter. C’est la piste qui mène à la juge Ramazani, celle qui, en juin 2016, a prononcé la condamnation de Moïse Katumbi. Après le prononcé, la juge s’est retrouvée en exil en Europe. Dans ses nombreuses interventions audiovisuelles, la juge présidente du tribunal de paix de Kamalondo a dit avoir subi des pressions de tous genres pour condamner Moïse Katumbi. Elle a fait état de fortes interférences du président de la Cour d’appel de Lubumbashi et des têtes couronnées des renseignements congolais. Voilà une piste que la commission de la Cénco devrait exploiter pour comprendre les dessous du procès Moïse Katumbi.

A qui profite la disparition du dossier Moïse Katumbi ? D’aucuns sont convaincus que la Majorité présidentielle se serait arrangé pour brouiller les pistes. C’est dire que, malgré les discussions directes du Centre interdiocésain et les attentes d’une décrispation du climat politique, la MP n’a jamais abandonné son projet de mettre hors de la course présidentielle Moïse Katumbi. Et en confiant à la Cénco le dossier Katumbi, la MP a pris le soin de s’entourer de toutes les garanties possibles pour compliquer davantage le travail de la commission ad hoc.

Il revient donc à la Cénco de faire preuve de sagesse et de tact pour contourner tous les obstacles que la MP a mis sur son chemin. C’est le seul moyen de décanter le dossier Moïse Katumbi. On se rappelle qu’au terme des pourparlers directs du Centre interdiocésain, les parties avaient convenu, pour éviter un blocage à la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, de confier le suivi le cas Katumbi à une commission ad hoc placée sous la direction de la Cénco. C’est le week-end dernier que cette commission a bouclé à Lubumbashi sa première mission d’information. L’objectif était de reconstituer les faits pour comprendre ce qui s’est passé réellement dans l’affaire E. Stoupis vs Moïse Katumbi. Malheureusement, à Lubumbashi, les délégués de la Cénco ont récolté du vent.

A tout prendre, la juge Ramazani reste la seule clé de l’énigme. La Cénco ferait mieux d’explorer à fond cette piste.

Avec le Potentiel



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Commentaires

MUNYATA Вт 31 января 2017 16:49

MATTHIEU10:17-20.

Rene Ср 01 февраля 2017 10:42

Que la cenco fait son travaille

Raul joâo txinyama Чт 02 февраля 2017 19:12

courage cenco

ABuimbSeeque Вт 08 августа 2017 02:16

This condition is quite tied to the reproductive system and can have several causes such as a results of injury or abnormal the flow of blood inside the testicles. Thus, if the muscles inside the penile area are relaxed, more blood will go into the penis and a harder erection will occur.